Introduction à la médecine de l’Égypte ancienne

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L’histoire de l’Égypte ancienne est longue et complexe. Sur les plus de 3000 ans de règne, les neuf périodes historiques et la trentaine de dynasties, l’Égypte ancienne a construit plus d’une soixantaine de pyramides et fut dirigée par des centaines de pharaons. La documentation qu’il nous reste sur la médecine de cette période est basée sur les hiéroglyphes des tombeaux, mais surtout sur les papyrus médicaux.

Dans les archives médicales connues jusqu’à ce jour, on a recensé plusieurs papyrus médicaux:

  • le papyrus de Berlin rédigé sous le règne de Ramsès II
  • les papyrus Ebers et Smith
  • le papyrus Hearst qui traite des metou, que l’on traduit par méridiens tels qu’en médecine chinoise
  • le papyrus de Londres; ce sont des procédés magiques
  • le papyrus Ramesseum
  • le traité sur les serpents consacré aux remèdes et antidotes contre les morsures
  • le traité gynécologique des maladies et troubles sexuels

La médecine

La médecine égyptienne se base sur une conception d’harmonie entre le cosmos et le microcosme humain. Pour les Égyptiens, une conscience cosmique organise le monde depuis que le monde est créé. La science Égyptienne de la période ancienne se voulait trouver cette harmonie cosmique au sein même de la nature. Selon la médecine traditionnelle égyptienne, tout être humain possède plusieurs âmes et corps comparables à des enveloppes. Et chaque individu vibre d’une énergie qui lui est propre. De cette façon, la maladie survient lorsque l’être humain est en désaccord avec l’Harmonie cosmique et le monde stellaire.

L’Égypte ancienne est un haut lieu ou l’on pratique la médecine. À l’époque, plusieurs peuples des pays limitrophes faisaient la route jusqu’en Égypte pour se faire soigner, notamment pour les yeux et les dents. Plusieurs formes de médecines sont pratiquées que l’on peut diviser eu deux catégories: la médecine chamanique, qui a recourt aux techniques des guérisseurs d’antan, et la médecine symptomatique, c’est-à-dire celle que nous connaissons avec la médecine allopathique.

Les médecins

Les meilleurs médecins étaient délicatement sélectionnés pour faire partie de la cohorte du palais composée de prêtres-médecins fonctionnaires. Ce sont les sounou qui exercent la fonction de médecin. Il y a aussi les médecins-prêtres de Sekhmet et les médecins magiciens. Le sounou travaille avec les livres. Il y a aussi le prêtre alchimiste qui utilise des recettes surnaturelles. Mais plusieurs médecins spécialistes avaient leur place au sein des professionnels, tels que des spécialistes des urines ou encore des médecins de l’anus.

La consultation médicale

Le médecin procédait à un examen médical. Cette consultation se divisait en 3 étapes :

  • un interrogatoire
  • une inspection des déchets (selles, urines, mucus), des téguments, des muscles, os et articulations, de l’abdomen et des blessures
  • une prise de pouls (la même que celle pratiquée aujourd’hui en médecine chinoise)

Quand toutes ces étapes étaient terminées, le médecin procédait au diagnostic en passant à travers chaque symptôme. À la suite de ça, le médecin s’orientait vers un traitement médical qui avait recours à la magie où a la nature. Souvent, c’est quand les remèdes naturels s’avéraient inefficaces que le médecin avait recours à la magie. Le médecin ne devait jamais déroger de son ordre (des textes médicaux sacrés) et si le traitement était inefficace, alors les procédés magiques, issus eux aussi des livres, devaient être faits.

Les maladies

Les maladies inflammatoires et acidifiantes telles que l’arthrite, l’artériosclérose, l’obésité étaient assez rares. La variole et la lèpre étaient, par contre, des maladies très répandues. Pour lutter contre la lèpre, les demeures étaient brulées par le feu et les malades étaient éloignés des grandes villes.

Le cœur est un organe très important pour les Égyptiens, car il est le centre de l’intelligence. De nos jours, le concept d’”intelligence émotionnelle” est très à la mode, alors que les Égyptiens l’ont compris il y a des milliers d’années de ça. Le fonctionnement du système cardiovasculaire était très connu des Égyptiens. À cette compréhension s’ajoutait la dimension vibratoire et psychique.

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Scène de circoncision retrouvée dans un tombeau

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