La carence en fer cause des déficiences cognitives

C’est prouvé, la carence en fer cause des déficiences cognitives. La carence en fer est l’une des carences les plus répandues, mais pourtant l’une des plus difficile à avoir quand on mange équilibré. Le fer (Fe) est un oligo-élément présent dans l’hémoglobine des globules rouges et la myoglobine. Le fer est essentiel à la production de l’adénosine triphosphate (ATP), source première de l’énergie corporelle. Il participe à plusieurs processus physiologiques vitaux, comme la régulation de la croissance des cellules.

Le cerveau est riche en fer. La carence en fer est une cause bien connue des déficiences cognitive. Même les jeunes adultes, apparemment en bonne santé, peuvent avoir des variations de taux de fer dans le sang ayant une corrélation directe avec l’intégrité de la structure du cerveau. Les chercheurs font un lien très intéressant entre la question du métabolisme du fer et de l’intégrité de la matière blanche, plus précisément la myéline. Cette dernière contient beaucoup de fer.

On sait que les enfants qui ont une carence en fer, souvent en raison d’une mauvaise alimentation, ont de mauvais résultats en mathématiques et en langue. Une équipe de chercheurs a trouvé une forte corrélation positive entre les niveaux de fer sanguins à l’adolescence et l’intégrité de la myéline chez les sujets dans la vingtaine. Une abondance de fer dans l’alimentation d’un adolescent assure un meilleur développement du cerveau.

Une carence en fer se traduit par une diminution des performances intellectuelles. Les personnes carencées en fer, sans avoir pour autant une véritable anémie, mettent plus de temps pour répondre aux tests d’intelligence et de mémoire. Une carence même modérée a des effets sur le fonctionnement cérébral. La carence en fer peut déboucher sur une anémie se traduisant par de la fatigue, une moindre résistance aux infections ainsi que par des troubles de la mémoire et une baisse des capacités intellectuelles.

Le fer peut également être l’ennemi du cerveau. Il circule dans notre organisme et donne facilement des électrons à l’oxygène de l’air que nous respirons. Le fer participe donc à la formation des radicaux libres en donnant des électrons à tout ce qui l’entoure. Le métabolisme du cerveau requiert une plus grande quantité d’oxygène : il consomme 20% de tout l’oxygène qui circule dans le sang, augmentant la probabilité de formation des radicaux dans notre cerveau.

Le fer est présent dans la viande rouge, dans les légumes frais, les noix et les céréales. Pour optimiser son assimilation, il faut, selon des études, l’associer au maximum à de la vitamine C. Un surdosage en fer est nocif car il augmenterait le risque de maladies cardio-vasculaires et de cancer.

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