Quelques plantes médicinales des premières nations

L’Épinette noire

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L’épinette est un des conifères que l’on retrouve le plus en forêt canadienne. Parmi la quarantaine d’espèces qui vivent dans le monde, cinq sont indigènes du Canada. Les espèces les plus connues au Québec sont l’épinette noire (picea mariana), l’épinette blanche, qui sont présentent dans la forêt Boréal, et l’épinette rouge, qui se trouve dans la région des Grands Lacs et du Saint-Laurent ainsi que dans la forêt acadienne. Cet épicéa pousse en général en massifs denses sur des sols secs, sablonneux ou tourbeux. Il a un tronc long et droit et un houppier dense et fin. Ses aiguilles, rigides et piquantes, sont de couleur vert-bleu et son écorce est plutôt rocailleuse. L’épinette vit jusqu’à 30 ans. Au Québec, le conifère se situe principalement dans les forêts d’Abitibi, sur la Côte-Nord et dans l’Ungava central. Ce sont les aiguilles d’épinette rouge qui sont utilisées pour faire des tisanes. Auprès des nations amérindiennes, la gomme résine de l’épinette fut consommée comme gomme à mâcher. Aussi, ils récoltaient au printemps les jeunes pousses qu’ils consommaient crues ou cuites. L’huile essentielle d’épinette noire aurait des effets énergisants et serait bénéfique pour l’appareil respiratoire.

La Sauge

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Issue de la famille des Lamiacées, la sauge (salvia officinalis) est une plante tant indispensable à la culture amérindienne, occidentale, chinoise et sud américaine. Utilisée lors de nombreuses occasions, la sauge est une plante aux nombreuses vertus. Principalement purificatrice, on l’utilise en fumigation pour purger une atmosphère, des objets ou des personnes. Elle chasse l’énergie négative, mais pensez toujours à ouvrir une fenêtre quand vous la faites brûler.Deux espèces sont particulièrement utilisées : la sauge sclarée (Salvia sclarea) et la sauge officinale (Salvia officinalis). On utilise les feuilles et les fleurs pour faire des infusions et des décoctions. Elle est recommandée dans les cas de rhumatismes, de problèmes intestinaux, de problèmes pulmonaires, de mauvaise circulation sanguine, de perte de vitalité et dans les cas de congestion hépatique.

Le Raisin d’ours (busserole)

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Le raisin d’ours, arctostaphylos uva-ursi L., est un arbuste feuillu avec des fleurs blanches qui forment des grappes au printemps et des petits fruits très rouges à la fin de l’été. Elle pousse ici au Québec, car notre climat le permet. Ses tiges atteignent les 2 mètres de long. Si cet arbuste porte un tel nom, c’est parce que les ours mangent les petits fruits durant l’hiver, tout comme les chevreuils et les petits mammifères. Les Amérindiens l’utilisent pour traiter les maux liés aux reins, comme diurétique, les calculs urinaires, la cystite et l’utilisent aussi pour traiter l’obésité.

La Prêle des champs (queue de rat)

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La prêle des champs, Equisetum arvense, une plante vivace de 20 à 50 cm de haut qui ne produit ni de fleurs ni de graines. On la retrouve partout au Québec et est même “chassée”, car elle est considérée comme une mauvaise herbe persistante. En médecine amérindienne, elle est utilisée comme antiseptique intestinal, antiseptique urinaire et décongestionnant veineux. Les femmes buvaient des infusions de prêle des champs après avoir accouché pour “nettoyer” l’organisme.

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